Chers bulots, chères bulotes. Dernièrement, j'ai eu la surprise de recevoir un bien étrange mail que je m'empresse de reproduire ici. Votre webmaster.
Courrier de M. Bruno Toucan, de la Ligue de Protection des Zoiseaux .
Monsieur le Président du NRFC,
Ces dernières années, nous avons constaté une inquiétante baisse de la population de volatiles vivant aux abords de la vallée du Cher. Si bien qu’aujourd’hui nous nourrissons les plus vives inquiétudes quant à la survie de certaines espèces comme la Pistourelle des prés, le Galoupiot, le Coucoutenceau, le Jacques-Martin pêcheur, le Rouge-gorge du Tarn, le Milan noir AC, le Vautours FC, et j’en passe.
Longtemps, nous avons pensé que ces inquiétantes disparitions étaient liées à la pollution de l’éco-système, au braconnage, au réchauffement climatique ou encore à l’urbanisation croissante de ce quartier de Tours. En fait, nous avons constaté que la maladresse de vos attaquants devant le but avait fait plus de dégâts que toutes ces causes réunies. Cela doit cesser ! Aucune espèce n’en réchappe, aussi bien les oiseaux migrateurs foudroyés en plein vol, que les oiseaux nicheurs écrasés contre leur branche de peuplier.
Avec le départ de Pierre-Alexandre Z, en fin de saison dernière, nous pensions que le problème se résoudrait de lui-même. Il n’en est rien puisqu’apparemment, un individu surnommé La burbe lui aurait succédé au palmarès de meilleur buteur mais surtout à celui de meilleur tireur de pigeon. J’espère que votre départ, la saison prochaine, pour les nouveaux terrains de Joué-lès-Tours permettra aux espèces menacées de reconstituer leur cheptel. Par ailleurs, je compte faire pression sur la FSGT pour qu’elle étende la trêve hivernale jusqu’à la fin de la période de reproduction des oiseaux. Fini la trêve des confiseurs et bonjour la trêve des reproducteurs !
Je m’arrête là car je dois aussi m’occuper de canaris dépressifs, du côté de la Jonelière. Sachez néanmoins que si vous ne réagissez pas, nous n’hésiterons pas à vous voler dans les plumes.
Caquètement votre,
Bruno Toucan.
